D’après les dernières recherches scientifiques*, les meilleures performances femmes arrivent généralement à 90% des records hommes. Les différences s’effacent avec les kilomètres sur certaines disciplines. A quoi sont dues ces différences et quels sont les moyens qui permettent de les réduire ?
Une histoire de composition corporelle ?
Hommes et femmes sont égaux… mais différents. La composition corporelle d’un homme est représentée en moyenne par 35% de masse musculaire contre 28% chez une femme. Cela explique que de façon générale et à taille équivalente un homme a plus d’unités motrices et de muscles pour réaliser un effort plus puissant.
Cependant, l’alimentation et l’entraînement peuvent influencer considérablement ce ratio. L’idéal est de réaliser un bilan morphologique par impédancemétrie qui calculera précisément votre composition corporelle (masse maigre / masse grasse). Ainsi, les femmes ont plus de tissu adipeux que les hommes (25 à 30% de masse grasse). Cela les favorise dans des sports comme la natation mais les désavantage pour d’autres activités comme l’athlétisme.
Autre point positif pour les femmes, elles présentent moins d’accidents musculaires que les hommes, tels que les claquages musculaires ou de tendinites.
Ou serait-ce les hormones ?
Les femmes ont une laxité plus importante que les hommes en raison, en partie, de l’imprégnation hormonale qui distend les ligaments. Cette laxité confère aux sportives un avantage en gymnastique ou en danse, là où les hommes sont plus raides. Le revers de la médaille est une sensibilité accrue aux pathologies ligamentaires comme les entorses. Par ailleurs, les hormones masculines comme la testostérone ont une action anabolisante ce qui renforce la masse musculaire des sportifs.
La VO2 max serait-elle un facteur limitant ?
La VO2 max reflète votre capacité à consommer l’oxygène durant un effort aérobie. Les hommes présentent une VO2max moyenne de 45-50 ml/mn/kg alors que les femmes affichent 35-40 ml/mn/kg. Cet écart s’explique par un taux d’hémoglobine (la protéine qui transporte l’oxygène dans le sang) inférieur chez les sportives. Cela est particulièrement discriminant pour les épreuves d’endurance.
Des différences jusque dans l’assiette
Ces différences morphologiques et physiologiques impactent les sportifs dans leur alimentation. En effet les hommes devront consommer plus de protéines pour entretenir leur masse musculaire plus importante. Les femmes quant à elles devront chouchouter les boissons et aliments riches en calcium et en magnésium pour lesquels elles sont souvent carencées. Enfin, les sportives dont les besoins sont accrus en fer, composant majeur de l’hémoglobine, devront compenser avec du boudin, des légumineuses ou de la spiruline.
Les études semblent montrer qu’il y a des différences physiologiques déterminantes entre hommes et femmes qui impactent la performance. Cependant, les femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer une activité physique et sportive régulière. Elles sont environ 48% aujourd’hui alors qu’elles n’étaient que 9% en 1968. L’avenir nous dira si leurs performances sportives rejoindront celles des hommes sur le podium mixte…


